L’ouïe est le sens qui nous permet d’entendre (mais aussi de communiquer et de maintenir notre équilibre). L’oreille est l’organe qui perçoit les vibrations de l’air. Notre récepteur auditif est délicat et compliqué. Il n’est pas linéaire en fréquence, ni en sensibilité. Les courbes de Fletcher et Munson nous montrent la sensibilité de l’oreille en fonction de la fréquence.
Courbe de Flecher et Munson
L'oreille est capable d'entendre des sons dont la fréquence varie de 16 Hz à 20 000 Hz (c'est extrapoler, nous ne sommes malheureusement pas égaux devant ces phénomènes de perception).
Le seuil de l'audibilité est fixé à 1000Hz et la pression acoustique est de 2.10-5 Pa (soit 0 dB spl). On remarque néanmoins sur la courbe que la sensibilité maximale de l’oreille se situe entre 4000 et 5000 hertz (+4db spl). Le seuil de la douleur est à 20 Pa (soit 120 db spl). Notre perception des niveaux sonores diffèrent donc avec la fréquence (voir courbes de Fletcher). Notre sensibilité est peu importante, et il faut de grandes variations d'amplitude pour que nous percevions une variation du niveau sonore. L'outil mathématique qui est le plus proche du modèle de perception de l'oreille est le Logarithme décimal.
Par exemple à 16 Hz et à 20 000 Hz la pression doit être 100 000 fois plus grande pour entendre ces fréquences qu'à 1000Hz. Lorsque nous écoutons à faible volume sur notre chaîne Hi-fi, nous utilisons un filtre de correction physiologique appelé Loudness, qui augmente les fréquences basses et aiguës que notre oreille entend moins. Le son parait alors équilibré à notre oreille. Le corps humain est très bruyant (d'ou le stéthoscope du docteur) et génère beaucoups de bruits bass, je pense que le manque de sensation dans le bas est fait pour ne pas entendre son corps (digestion, rythme cardiaque, respiration..)
On remarque que l'homme en vieillissant perd en gros 1000 Hz tous les 10 ans. (plus rapide avec les balladeurs etc.)
Cette perte se fait dans l'aiguë. Exemple à 20 ans (20000-1000-1000) donc 20-18000 hz est environ le spectre entendu. Le haut du spectre sont les harmonies donc avec l'age on perd la sensibilité harmonique. C'est pour cette raison que les personnes agées ne savent pas qui parlent lorsqu'il y une conversation animée. En effet l'oreille est peu sensible dans le bas,de plus les longueurs d'ondes sont grandes, l'oreille fait peu de différence dans cette bande passante et tout le monde a plus ou moins des notes fondamentales proches. Les harmoniques sont essentielles pour l'identité d'un son. Lire l'article NATURE DES SONS pour la définition des harmonies. (lien en bas de page)
L'oreille:
Nos deux oreilles sont placées des deux côtés de la tête. Elles sont écartées de 15 à 20 cm. Du fait de la vitesse du son qui se déplace à 340 mètres/seconde, on remarque qu’il y a un décalage de temps d’arrivée du son entre l’oreille droite et l’oreille gauche. Ce décalage temporel est interprété par le cerveau pour localiser l’origine d’un son sur le plan horizontal. Il est la base de la stéréophonie.
Ainsi, le placement des sons dans l’espace stéréophonique que l’on a l’habitude de pratiquer avec le panoramique en jouant sur la différence de volume entre les deux enceintes permet un positionnement imparfait puisque l’on a toujours deux sources sonores au lieu d’une seule.
Le système auditif se divise en trois parties :
Oreille externe :
L'oreille externe est constituée du pavillon, cartilagineux, et du conduit auditif externe, d'environ 3 cm de long, qui pénètre dans le rocher. Sa forme a la fonction de modifier légèrement le son suivant son angle d’arrivée, avant de parvenir au tympan, c’est ce qui permet au cerveau de distinguer l’origine de la source sonore.
La paroi du conduit auditif est recouverte d'une substance visqueuse, le cérumen, provenant surtout de la sécrétion de glandes spécialisées.
Oreille moyenne :
L'oreille moyenne est formée essentiellement par la caisse du tympan, contenant le mécanisme de transmission des ondes sonores de l'oreille externe vers l'oreille interne, et par la trompe d'Eustache.
La caisse du tympan commence par la membrane tympanique, ou tympan, qui la sépare de l'oreille externe. A son autre extrémité, sa paroi osseuse est percée de deux petits orifices, la fenêtre ovale et la fenêtre ronde, qui séparent la caisse des liquides de l'oreille interne et qui sont fermés chacun par une membrane. A l'intérieur, la caisse du tympan est remplie d'air et comporte une chaîne de trois osselets, appelés marteau, enclume et étrier. Le marteau s'attache au tympan sur toute la longueur de son manche et s'articule par sa tête avec l'enclume, laquelle s'articule à son tour avec l'étrier. Ce dernier est triangulaire et sa base, s'appuie sur la fenêtre ovale.
La trompe d'Eustache est un fin conduit qui s'ouvre d'un côté dans la caisse du tympan, et de l'autre dans le rhino-pharynx (la partie du pharynx située en arrière des fosses nasales).
Oreille interne :
Située dans sa partie antérieure, la cochlée (ou limaçon, en raison de sa forme) renferme l'organe de l'audition (organe de Corti), connecté au cerveau par le nerf cochléaire. La partie postérieure du limaçon (ou appareil vestibulaire) contient les organes de l'équilibre, reliés au cerveau par le nerf vestibulaire. Cet appareil comprend en fait un renflement, le vestibule proprement dit, sur lequel s'ouvrent trois canaux semi-circulaires, en forme de demi-cercles et approximativement disposés à angle droit les uns par rapport aux autres. Les deux nerfs, cochléaire et vestibulaire, se réunissent dans le conduit auditif interne pour former le nerf auditif. Ces cellules sont fragiles et ne se régénèrent pas. Une fois détruites ou abîmées, elles ne peuvent plus transformer les vibrations sonores en influx nerveux.
L’interprétation du son par le cerveau est appelée: La psychoacoustique.
Le cerveau n’interprète pas le son de manière objective. Il existe deux phénomènes importants à considérer : l’effet de masque et l’isosonie :
L’effet de masque se produit lorsqu’un son a un volume plus important qu’un autre. Plutôt que d’entendre parfaitement les deux sons à des volumes différents, on entend bien le plus fort, mais le plus faible devient difficile à distinguer car il est masqué par l’autre. Par exemple, si quelqu’un vous parle en discothèque, vous n’arrivez pas à l’entendre à cause du bruit ambiant.
Pourtant le son existe bien et vous devriez l’entendre, mais la différence de volume fait que vous n’arrivez pas à concentrer votre écoute sur le son le plus faible. Par ailleurs, les sons graves ont également tendance à masquer les sons aigus.
L’isosonie concerne la courbe de réponse de l’oreille. Nous ne percevons pas de la même manière les graves, les médiums et les aigus à volumes identiques.
L'oreille et ses outils de correction:
L’oreille surclasse tous les systèmes artificiels de traitement du son. On peut le dire comme cela, tous les appareils utilisés par l'ingénieur du son (égaliseur, compresseur, gate, filtre, etc.) font partie intégrante de l'oreille. L'oreille égalise, compresse, se ferme (gate), corrige le temps de reveb etc. D’une extraordinaire sensibilité, elle est capable de reconnaître d’infinies différences de fréquence ou d’intensité. Elle est capable de s'adapter à un environnement sonore. Mais, en contrepartie, elle est un organe fragile dont les dégâts sont souvent irréversibles. Par exemple, si 2 personnes parlent dans une pièce avec de l'écho, au bout d'un certain temps, ils n'entendront plus l'écho. Ou le son d'une seconde partie (en concert) semble meilleur car l'oreille s'est adapté au son du lieu.
Il existe un rapport entre l'état psychologique et le son: (psychoacoustique)
Cette notion n'est pas mesurable, 2 exemples pour comprendre.
Exemple: un ouvrier qui travaille à la chaine utilise toujours le même outil, eh bien à la visite médicale, il n'entend pas les fréquences générées par l'outil; car jour après jour, son oreille filtre cette fréquence et la régularité crée la surdité (pour être juste l'oreille reste fermée). Psychologiquement il n'aime pas son patron, aimerait travailler dans d'autres conditions. Eh bien cette état se retrouve dans l'audition de son oreille. (lorsqu'on est gêné l'oreille se ferme et un jour elle reste "fermée" à certaines fréquences). Si j'apprend à mon corps à faire l'équilibre, un jour j'y arrive c'est dans cette logique que l'oreille restera "fermée". C'est très difficile à retrouver, j'ai fait des tests avec des gens concernés, c'est une rééducation longue qui ne prend pas toujours effet. Si il aimait sa situation et son travail, il lui arriverait la même chose qu'au musicien ci dessous.
Autre exemple: Un musicien (contrairement à l'ouvrier) est exposé à une bande passante plus large (plus de fréquences), à un niveau sonore plus élevé (retour, ampli, batterie etc. Mais contrairement à l'ouvrier il prend du plaisir donc ses oreilles ne filtrent pas le son, Au contraire, il veut entendre ses camarades donc elles s'ouvrent . Il deviendra sourd moins vite que l'ouvrier. Il deviendra sourd à cause de l'intensité sonore régulière. (Usure comme un outil donc c'est irrémédiable à terme). Mais la notion de plaisir fera qu'il trouvera un paliatif. Son cerveau construira ce qui manque.
L'oreille s'adapte à son environnement et l'état de satisfaction joue un grand rôle dans l'audition et les réactions de l'oreille.
A suivre: NATURE DES SONS
Le seuil de l'audibilité est fixé à 1000Hz et la pression acoustique est de 2.10-5 Pa (soit 0 dB spl). On remarque néanmoins sur la courbe que la sensibilité maximale de l’oreille se situe entre 4000 et 5000 hertz (+4db spl). Le seuil de la douleur est à 20 Pa (soit 120 db spl). Notre perception des niveaux sonores diffèrent donc avec la fréquence (voir courbes de Fletcher). Notre sensibilité est peu importante, et il faut de grandes variations d'amplitude pour que nous percevions une variation du niveau sonore. L'outil mathématique qui est le plus proche du modèle de perception de l'oreille est le Logarithme décimal.
Par exemple à 16 Hz et à 20 000 Hz la pression doit être 100 000 fois plus grande pour entendre ces fréquences qu'à 1000Hz. Lorsque nous écoutons à faible volume sur notre chaîne Hi-fi, nous utilisons un filtre de correction physiologique appelé Loudness, qui augmente les fréquences basses et aiguës que notre oreille entend moins. Le son parait alors équilibré à notre oreille. Le corps humain est très bruyant (d'ou le stéthoscope du docteur) et génère beaucoups de bruits bass, je pense que le manque de sensation dans le bas est fait pour ne pas entendre son corps (digestion, rythme cardiaque, respiration..)
On remarque que l'homme en vieillissant perd en gros 1000 Hz tous les 10 ans. (plus rapide avec les balladeurs etc.)
Cette perte se fait dans l'aiguë. Exemple à 20 ans (20000-1000-1000) donc 20-18000 hz est environ le spectre entendu. Le haut du spectre sont les harmonies donc avec l'age on perd la sensibilité harmonique. C'est pour cette raison que les personnes agées ne savent pas qui parlent lorsqu'il y une conversation animée. En effet l'oreille est peu sensible dans le bas,de plus les longueurs d'ondes sont grandes, l'oreille fait peu de différence dans cette bande passante et tout le monde a plus ou moins des notes fondamentales proches. Les harmoniques sont essentielles pour l'identité d'un son. Lire l'article NATURE DES SONS pour la définition des harmonies. (lien en bas de page)
L'oreille:
Nos deux oreilles sont placées des deux côtés de la tête. Elles sont écartées de 15 à 20 cm. Du fait de la vitesse du son qui se déplace à 340 mètres/seconde, on remarque qu’il y a un décalage de temps d’arrivée du son entre l’oreille droite et l’oreille gauche. Ce décalage temporel est interprété par le cerveau pour localiser l’origine d’un son sur le plan horizontal. Il est la base de la stéréophonie.
Ainsi, le placement des sons dans l’espace stéréophonique que l’on a l’habitude de pratiquer avec le panoramique en jouant sur la différence de volume entre les deux enceintes permet un positionnement imparfait puisque l’on a toujours deux sources sonores au lieu d’une seule.
Le système auditif se divise en trois parties :
Oreille externe :
L'oreille externe est constituée du pavillon, cartilagineux, et du conduit auditif externe, d'environ 3 cm de long, qui pénètre dans le rocher. Sa forme a la fonction de modifier légèrement le son suivant son angle d’arrivée, avant de parvenir au tympan, c’est ce qui permet au cerveau de distinguer l’origine de la source sonore.
La paroi du conduit auditif est recouverte d'une substance visqueuse, le cérumen, provenant surtout de la sécrétion de glandes spécialisées.
Oreille moyenne :
L'oreille moyenne est formée essentiellement par la caisse du tympan, contenant le mécanisme de transmission des ondes sonores de l'oreille externe vers l'oreille interne, et par la trompe d'Eustache.
La caisse du tympan commence par la membrane tympanique, ou tympan, qui la sépare de l'oreille externe. A son autre extrémité, sa paroi osseuse est percée de deux petits orifices, la fenêtre ovale et la fenêtre ronde, qui séparent la caisse des liquides de l'oreille interne et qui sont fermés chacun par une membrane. A l'intérieur, la caisse du tympan est remplie d'air et comporte une chaîne de trois osselets, appelés marteau, enclume et étrier. Le marteau s'attache au tympan sur toute la longueur de son manche et s'articule par sa tête avec l'enclume, laquelle s'articule à son tour avec l'étrier. Ce dernier est triangulaire et sa base, s'appuie sur la fenêtre ovale.
La trompe d'Eustache est un fin conduit qui s'ouvre d'un côté dans la caisse du tympan, et de l'autre dans le rhino-pharynx (la partie du pharynx située en arrière des fosses nasales).
Oreille interne :
Située dans sa partie antérieure, la cochlée (ou limaçon, en raison de sa forme) renferme l'organe de l'audition (organe de Corti), connecté au cerveau par le nerf cochléaire. La partie postérieure du limaçon (ou appareil vestibulaire) contient les organes de l'équilibre, reliés au cerveau par le nerf vestibulaire. Cet appareil comprend en fait un renflement, le vestibule proprement dit, sur lequel s'ouvrent trois canaux semi-circulaires, en forme de demi-cercles et approximativement disposés à angle droit les uns par rapport aux autres. Les deux nerfs, cochléaire et vestibulaire, se réunissent dans le conduit auditif interne pour former le nerf auditif. Ces cellules sont fragiles et ne se régénèrent pas. Une fois détruites ou abîmées, elles ne peuvent plus transformer les vibrations sonores en influx nerveux.
L’interprétation du son par le cerveau est appelée: La psychoacoustique.
Le cerveau n’interprète pas le son de manière objective. Il existe deux phénomènes importants à considérer : l’effet de masque et l’isosonie :
L’effet de masque se produit lorsqu’un son a un volume plus important qu’un autre. Plutôt que d’entendre parfaitement les deux sons à des volumes différents, on entend bien le plus fort, mais le plus faible devient difficile à distinguer car il est masqué par l’autre. Par exemple, si quelqu’un vous parle en discothèque, vous n’arrivez pas à l’entendre à cause du bruit ambiant.
Pourtant le son existe bien et vous devriez l’entendre, mais la différence de volume fait que vous n’arrivez pas à concentrer votre écoute sur le son le plus faible. Par ailleurs, les sons graves ont également tendance à masquer les sons aigus.
L’isosonie concerne la courbe de réponse de l’oreille. Nous ne percevons pas de la même manière les graves, les médiums et les aigus à volumes identiques.
L'oreille et ses outils de correction:
L’oreille surclasse tous les systèmes artificiels de traitement du son. On peut le dire comme cela, tous les appareils utilisés par l'ingénieur du son (égaliseur, compresseur, gate, filtre, etc.) font partie intégrante de l'oreille. L'oreille égalise, compresse, se ferme (gate), corrige le temps de reveb etc. D’une extraordinaire sensibilité, elle est capable de reconnaître d’infinies différences de fréquence ou d’intensité. Elle est capable de s'adapter à un environnement sonore. Mais, en contrepartie, elle est un organe fragile dont les dégâts sont souvent irréversibles. Par exemple, si 2 personnes parlent dans une pièce avec de l'écho, au bout d'un certain temps, ils n'entendront plus l'écho. Ou le son d'une seconde partie (en concert) semble meilleur car l'oreille s'est adapté au son du lieu.
Il existe un rapport entre l'état psychologique et le son: (psychoacoustique)
Cette notion n'est pas mesurable, 2 exemples pour comprendre.
Exemple: un ouvrier qui travaille à la chaine utilise toujours le même outil, eh bien à la visite médicale, il n'entend pas les fréquences générées par l'outil; car jour après jour, son oreille filtre cette fréquence et la régularité crée la surdité (pour être juste l'oreille reste fermée). Psychologiquement il n'aime pas son patron, aimerait travailler dans d'autres conditions. Eh bien cette état se retrouve dans l'audition de son oreille. (lorsqu'on est gêné l'oreille se ferme et un jour elle reste "fermée" à certaines fréquences). Si j'apprend à mon corps à faire l'équilibre, un jour j'y arrive c'est dans cette logique que l'oreille restera "fermée". C'est très difficile à retrouver, j'ai fait des tests avec des gens concernés, c'est une rééducation longue qui ne prend pas toujours effet. Si il aimait sa situation et son travail, il lui arriverait la même chose qu'au musicien ci dessous.
Autre exemple: Un musicien (contrairement à l'ouvrier) est exposé à une bande passante plus large (plus de fréquences), à un niveau sonore plus élevé (retour, ampli, batterie etc. Mais contrairement à l'ouvrier il prend du plaisir donc ses oreilles ne filtrent pas le son, Au contraire, il veut entendre ses camarades donc elles s'ouvrent . Il deviendra sourd moins vite que l'ouvrier. Il deviendra sourd à cause de l'intensité sonore régulière. (Usure comme un outil donc c'est irrémédiable à terme). Mais la notion de plaisir fera qu'il trouvera un paliatif. Son cerveau construira ce qui manque.
L'oreille s'adapte à son environnement et l'état de satisfaction joue un grand rôle dans l'audition et les réactions de l'oreille.
A suivre: NATURE DES SONS